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lancer gunicorn avec supervisord

31/08/2010 admin Comments off

Après avoir mis en place une méthode pour lancer gunicorn avec runit, voici un second article pour lancer ce même gunicorn (qui poutre du poney, rappelons-le), mais avec un outil que je trouve à l’utilisation bien plus pratique : supervisord

Pourquoi supervisord et pas runit ?

Après l’avoir utilisé sans aucun soucis depuis quelques temps sur le serveur de secours de notre site web, je trouve que supervisord est plus convivial à utiliser, et plus « clair » à mettre en place.

Plus convivial à utiliser parce qu’il a un client CLI qui permet d’interagir directement avec les processus monitorés, mais il y a aussi les mêmes fonctionnalités par le biais d’une interface web fort pratique.

Plus « clair » à mettre en place parce qu’il se lance grâce à un simple script d’init, et qu’on peut faire la configuration de tous ses processus à monitorer dans un seul et même fichier de configuration, au lieu d’avoir un répertoire et des liens symboliques à gérer (certains préfèrent peut-être cette modularité, mais personnellement je trouve ça beaucoup plus pénible à maintenir).

Installer supervisord

Etant donné que supervisord est en python, il est possible de l’installer avec un simple

$ pip install supervisor

Pour les old-school qui ne profitent pas encore de la puissance et de l’ergonomie de ce magnifique outil de Ian Bicking, il est possible de remplacer pip par easy_install (même si je vous conseille plutôt de faire un easy_install pip puis de vous passer de easy_install par la suite!).

Configurer supervisord

On le configure en deux temps : une première configuration de supervisord lui-même, puis l’ajout des processus qu’on veut qu’il monitore.

Dans le fichier /etc/supervisord.conf :

; configuration de supervisord lui-meme
[unix_http_server]
file=/tmp/supervisor.sock   ; chemin vers le fichier socket

[inet_http_server]
port=192.168.0.21:9001      ; adresse ip _LOCALE_ de la machine pour la connection web

[supervisord]
logfile=/var/log/supervisord.log ; fichier de log principal de supervisord

[rpcinterface:supervisor]
supervisor.rpcinterface_factory = supervisor.rpcinterface:make_main_rpcinterface

[supervisorctl]
serverurl=unix:///tmp/supervisor.sock ; connection pour le client CLI

; liste des processus qu'on veut confier a supervisord
[program:gu-www]
command=/path/to/venv/bin/python /path/to/venv/bin/gunicorn_django -b localhost:8080 --log-file=/path/to/log/gunicorn_gu-www.log --workers=3
directory=/folder/containing/settings/file/
user=www-data
autostart=true
autorestart=true
startsecs=10
redirect_stderr=true
stdout_logfile=/path/to/log/supervisor_gu-www.log

Bien entendu, faites en sortes que l’utilisateur www-data ai accès en écriture aux fichiers de log gunicorn_gu-www.log configuré où le processus échouera lors de son lancement.

ATTENTION: comme indiqué dans le commentaire pour la ligne de configuration inet_http_server il faut absolument faire en sorte que l’adresse ne soit pas accessible à tout le monde! En effet il est possible de redémarrer ou tout simplement stopper les processus par cette interface! Vous pouvez désactiver complètement cette possibilité en supprimant ces deux lignes, il n’y aura alors pas de moyen de contrôler supervisord par une page web.

La commande indiquée pour information lance gunicorn_django avec dans un environnement virtuel (ce que vous devriez faire vous aussi!). Il n’est pas nécessaire d’indiquer le chemin vers le fichier settings.py dans les options de gunicorn_django étant donné que le processus sera lancé directement dans le répertoire le contenant (si vous le configurez correctement avec le paramètre directory comme indiqué ci-dessus).

ATTENTION: il faut absolument que gunicorn_django soit lancé en foreground (en tâche principale, pas en arrière-plan/background/démon/daemon), ce qui est le cas par défaut si vous n’avez pas explicitement dit le contraire dans votre fichier de configuration (ou en paramètre de la commande) de gunicorn_django.
En effet c’est supervisord qui se charge de le faire : si le processus est lancé en arrière-plan, supervisord ne peut pas prendre la main dessus et le contrôler ni le monitorer, et va essayer de le lancer plusieurs fois d’affilée pensant qu’il échoue à chaque fois.

Lancer supervisord et le relancer à chaque reboot

Il suffit pour cela de créer un script de démarrage dans /etc/init.d/ et de le faire se  lancer à chaque démarrage.

Dans /etc/init.d/supervisord :

#! /bin/sh
### BEGIN INIT INFO
# Provides:          supervisord
# Required-Start:    $remote_fs
# Required-Stop:     $remote_fs
# Default-Start:     2 3 4 5
# Default-Stop:      0 1 6
# Short-Description: Example initscript
# Description:       This file should be used to construct scripts to be
#                    placed in /etc/init.d.
### END INIT INFO

# Author: Dan MacKinlay
# Based on instructions by Bertrand Mathieu
# http://zebert.blogspot.com/2009/05/installing-django-solr-varnish-and.html

# Do NOT "set -e"

# PATH should only include /usr/* if it runs after the mountnfs.sh script
PATH=/sbin:/usr/sbin:/bin:/usr/bin:/usr/local/bin
DESC="supervisord"
NAME=supervisord
DAEMON=supervisord
MANAGE=supervisorctl
DAEMON_ARGS=""
PIDFILE=/var/run/$NAME.pid
SCRIPTNAME=/etc/init.d/$NAME

# Load the VERBOSE setting and other rcS variables
. /lib/init/vars.sh

# Define LSB log_* functions.
# Depend on lsb-base (>= 3.0-6) to ensure that this file is present.
. /lib/lsb/init-functions

case "$1" in
  start)
    $DAEMON
        ;;
  stop)
    $MANAGE shutdown
        ;;
  reload|force-reload)
    $MANAGE reload
    ;;
  restart)
    $MANAGE restart
        ;;
  *)
        echo "Usage: $SCRIPTNAME {start|stop|restart|reload|force-reload}" >&2
        exit 3
        ;;
esac

Ce script contient des commentaires en début de fichier qui permettent de le faire se lancer automatiquement à chaque démarrage :

$ chmod a+x /etc/init.d/supervisord
$ update-rc.d supervisord defaults

Cette commande devrait indiquer qu’elle a créé tous les liens symbolique nécessaire pour lancer ce script à chaque démarrage du serveur.
Il ne reste plus qu’à lancer supervisord maintenant et vérifier que notre site est accessible :

$ /etc/init.d/supervisord start

Monitorer et contrôler ses processus

Soit en utilisant le client CLI :

$ supervisorctl

Soit en accédant à la page web dont on a configuré l’adresse dans le paramètre inet_http_server dans le fichier de configuration de supervisord. De là vous pouvez redémarrer vos processus, les arrêter, visualiser le contenu du fichier de log…

Un soucis?

  • Pensez à regarder dans les fichiers de log indiqués dans les paramètres pour voir si il y a des indications sur le problème
  • Vérifiez que la commande configuré dans /etc/supervisord.conf se lance correctement manuellement, et que le processus est bien en foreground
  • Faites un tour sur l’excellente documentation du projet supervisord

PyCon.fr 2010 : retour sur une conférence organisée par l’AFPY

30/08/2010 admin Comments off

Cette édition de PyCon.fr était la deuxième à laquelle j’ai assisté. Elle s’est déroulée, comme l’année dernière, à la CyberBase de la Cité des Sciences à la Villette, Paris.

Et comme l’année dernière, j’ai apporté ma maigre contribution à l’organisation sur place, aux côté des super-motivés de l’Association Francophone PYthon (liste non exhaustive : Christophe Combelles, Michael Scherrer, Gaël Pasgrimaud, Jean-Philippe Camguilhem, Olivier Grisel).

Le cadre

Nous avons été encore une fois super bien accueillis par la CyberBase. A disposition, un amphitéatre et une « base technique » (salle équipée de nombreux ordinateurs, idéale pour les mises en applications et les travaux pratiques). Les deux salles ont tout l’équipement nécessaire pour la rétro-projection des présentations, et avaient cette année encore la couverture vidéo de Ubicast.

Les sponsors

Vous trouverez la liste des généreux sponsors sur le site de PyCon.fr 2010. C’est en très grande partie grâce à eux qu’une telle conférence peut être organisée, en restant gratuite, j’en profite donc pour les remercier à nouveau (et les encourager à recommencer l’année prochaine bien évidemment ;) .

Nous avons entre autres eu des présentations de plusieurs produits libres et open-source des sponsors Logilab (avec leur solution Cubic Web qui fait tourner le site de pycon.fr) et Itaapy.

Les présentations

Vous trouverez là aussi la liste sur le site de pycon.fr, et je vais lister ici les présentations auxquelles j’ai pu assister et qui m’ont marqué (les autres je les verrais en vidéo, grâce à Ubicast, dès qu’elles seront en ligne) :

  • plusieurs lightning talks, en particulier sur Pyaler, le GSoC sur distutils 2 (vivement que ça sorte!), pysandbox, restkit
  • Optimisation d’applications Django de Bruno Renié (mon co-champion « planet » pour django-fr ;) : plein d’astuces pour limiter le nombre de requêtes, utiliser le cache de manière intelligente …
  • MongoKit de Nicolas Clairon : comment utiliser une base NoSQL MongoDB facilement et efficacement avec MongoKit
  • Analyse statistique et classification automatique de texte de Olivier Grisel : ça m’a replongé dans mon mémoire de DEA sur l’apprentissage automatique ;)
  • l’incontournabl)e Gunicorn de Benoit Chesneau : à mon avis, l’un des plus grands pas en avant pour rendre python (et Django) très facilement déployable
  • Construire un CMS sur mesure avec Django de Yann Malet : il faut arriver à vendre non pas du forfait (trop risqué pour le développeur, trop cher pour le client, et risque d’effet tunnel), mais des cycles de développement (par exemple de deux semaines, avec review + paiement à chaque cycle, puis décision sur le cycle suivant). Voilà quelque chose qui me plait, mais qui est très difficile à vendre à des clients qui veulent surtout pouvoir chiffrer de manière très précise leur budget
  • Programmation en Flux de Jonathan Schemoul : présentation de PyF qui permet de traiter de très nombreuses données en limitant la mémoire utilisée (grâce aux « flux »). Très intéressant, et un outil graphique en ligne qui m’a l’air très simple et pratique d’utilisation

Les rencontres

J’ai pu revoir nombre de personnes déjà rencontrées à l’édition de l’année précédent de PyCon.fr, ainsi qu’à Djangocong, personnes que je connaissais déjà auparavant par internet (irc, twitter, mailing lists de l’afpy et de django-fr …). Revoir « en vrai » des personnes qu’on côtoie très souvent de manière électronique est pour moi toujours une joie et un enrichissement, car l’échange est bien plus facile, et on tisse des liens bien plus étroits autour d’une bière que par internet!

Et comme je l’ai déjà twitté, j’ai par ailleurs été ravi de faire de nouvelles connaissances, que j’espère pouvoir revoir bientôt (un an entre chaque pycon.fr, ça fait long!). Il paraît qu’il devrait y avoir d’ici peu un autre afpyro national organisé, il faudra essayer de rassembler les troupes sur Sophia/Nice à cette occasion! Peut-être une occasion de tester le pastis magique de Jean-Philippe (il m’a promis qu’il ferait un article là-dessus, que je lierai ici ;)

Les bonus

Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu quelques bonus très sympathiques :

  • un écran géant et tactile dans la CyberBase qui affichait en boucle isparade.jp sur le mot clé #pyconfr
  • j’ai découvert aspirator de Bruno Renié, un news reader fait en django, et qui à l’air vraiment génial… ce gars est vraiment doué, ça en est limite énervant ;) . Il travaille aussi sur wombat, un projet de client mail
  • j’ai revu une bonne partie de mon ex équipe de badminton qui prenait le même avion que moi! (ils étaient aux championnats du monde qui avait lieu ce même week-end sur Paris)
  • Alexis Métaireau (@ametaireau) nous a parlé de son travail pour le GSoC avec Tarek Ziadé sur distutils 2 : vivement que ce soit dans la stdlib!
  • Rémi Ubscher (@natim) est Eclaireur lui aussi! Salut Fennec ;)
  • Benoit Calvez (@_dzen) m’a parlé de fabulator et de vineolia : énorme potentiel (et il a d’autres projets dans les cartons ;)

Conclusion

Vivement la prochaine édition (peut-être sur Pau? ping Jean-Philippe ;) et d’ici là, peut-être une nouvelle édition d’une rencontre Django en france!

Encore un énorme merci aux organisateurs, sponsors, présentateurs, et aux participants, qui font de cet évènement un moment agréable et enrichissant!

Categories: Python, django Tags: , ,

Django : Envoyer des emails HTML avec images inline (intégrées)

17/02/2010 admin Comments off

Voyons comment envoyer des emails multiparties (texte et HTML) avec des images inline (intégrées dans le mail lui-même, et non en pièce jointe), et ceci en utilisant des templates afin de profiter (par exemple) de l’i18n avec gettext, des filtres et tags, de l’utilisation du contexte…

Ce code est un mélange de deux méthodes complémentaires, une sur les mails HTML par Ross Poulton, et l’autre venant d’un djangosnippet par sleytr.

Pour en faciliter l’utilisation et la maintenance, j’ai mis ce petit module django-nice-emails sur bitbucket.

Plutôt que de copier le code ici, je vais plutôt en décrire les grandes étapes:

  1. Utiliser le setting DEFAULT_FROM_EMAIL si l’expéditeur n’est pas fourni
  2. Créer un django.template.Context à partir du dictionnaire fourni (permet de remplacer les {{ var }} dans les templates)
  3. Utiliser le contexte créé pour initialiser le contenu texte, HTML ainsi que le sujet
  4. Transformer le destinataire fourni en liste (si ce n’est pas déjà une liste de destinataires)
  5. Créer un django.core.mail.EmailMultiAlternatives qui est la base de notre email (basé sur le contenu texte)
  6. Rajouter la partie HTML
  7. Rajouter les images en inline si nécéssaire
  8. Envoyer le mail

Rien de compliqué donc dans ce code qui fait moins de 20 lignes « utiles ».

Voyons maintenant un exemple d’utilisation avec de la traduction et de l’héritage de templates:

Les templates

On utilise ici la méthode de Ross Poulton qui consiste à ne fournir en paramètre template_name que la base du nom de fichier, sans l’extension. On fournit ensuite au django.template.loader ce template_name avec l’extension .txt et .html, ces templates doivent donc exister tous les deux.

templates/test_email.txt

{% load i18n %}
{% trans "Bonjour" %} {{ nom }},

{% blocktrans %}Ceci est un exemple de "nice-email" que je vous fait parvenir,
à titre d'exemple, et bien que vous vous en fichiez{% endblocktrans %}.

{% trans "Cordialement" %}

Mathieu Agopian

templates/test_email.html

{% extends "base_email.html" %}
{% load i18n %}
{% block email_content %}
<p>{% trans "Bonjour" %} {{ nom }},</p>

<p>
{% blocktrans %}Ceci est un exemple de "nice-email" que je vous fait parvenir,
à titre d'exemple, et bien que vous vous en fichiez{% endblocktrans %}.
</p>

<p>{% trans "Cordialement" %}</p>

<p><em>Mathieu Agopian</em></p>
<img src="cid:signature" />
{% endblock email_content %}

templates/base_email.html

<table width="600">
<tr><td><img src="cid:logo" /></td></tr>
<tr><td>
    {% block email_content %}{% endblock email_content %}
</td></tr>
</table>

Le contexte

Un simple dictionnaire python pour chaque tag utilisé dans les templates:

context = {'nom': 'Johnny Biboul'}

Les images

Elles doivent être passées en paramètres dans un tuple de tuples, sous la forme ((‘/chemin/vers/image.png’, ‘tagimage’), ‘/chemin/vers/image2.png’, ‘tagimage2′), …). Si les images sont dans le répertoire images du MEDIA_ROOT:

images = (
    (path.join(settings.MEDIA_ROOT, 'images', 'signature.png'), 'signature'),
    (path.join(settings.MEDIA_ROOT, 'image', 'logo.png'), 'logo'))

Dans les templates, on utilisera les images sous la forme <img src=’cid:tagimage’ />.

Le code

#!/usr/bin/env python
# -*- coding: utf-8 -*-

from os import path
from django.conf import settings
from django.utils.translation import ugettext
from utils.nicemails import send_nice_email

context = {'nom': 'Johnny Biboul'}

images = (
    (path.join(settings.MEDIA_ROOT, 'images', 'signature.png'), 'signature'),
    (path.join(settings.MEDIA_ROOT, 'images', 'logo.png'), 'logo'))

subject = ugettext(u"Test de mail pour %(nom)s") % {'nom': '{{ nom }}'}

send_nice_email(
        template_name='test_email',
        email_context=context,
        subject=subject,
        recipients='johnny@biboul.com',
        sender='foo bar ',
        images=images)

Conclusion

Il vous suffit de mettre ce code dans une de vos vues pour pouvoir faire de jolis mails de confirmation d’inscription, des newsletters, ou voir même (bouh! c’est mal!) du mass-mailing. Veillez néanmoins à ne pas forcer la dose sur le html, ou les images inlines!

lancer gunicorn avec runit

10/02/2010 admin Comments off

ATTENTION votre serviteur a fait le test pour vous sur une ubuntu: après avoir installé runit et runit-run, le système ne démarre plus. Pour suivre les étapes de ce billet, il ne faut pas installer runit-run, qui ne doit être installé que lorsque l’on souhaite remplacer totalement le système d’initialisation (et cela demande plus de configuration qu’une simple installation du paquet).

Pour les malheureux qui ont fait les frais de la première version de ce billet (demandant d’installer runit-run), je ne peux que m’excuser platement, et vous fournir la méthode « au secours rescue moi! »: récuperer une installation avec un cd ubuntu. Une fois chrooté sur la partition root, il vous restera à désinstaller le paquet fautif et redémarrer:
        $ aptitude purge runit-run

Edité le 2010/02/10 à 20:58

Pour faire suite au précédent billet gunicorn: un server wsgi ultra simple à utiliser et configurer, voici une recette rapide pour lancer automatiquement (et monitorer) gunicorn avec runit.

Pourquoi runit et pas sysvinit, inittab, upstart, …

Je vous laisse consulter la page benefits sur le site officiel pour vous faire une idée. Pour les personnes ne parlant pas anglais, voici un bref résumé:

  1. Un répertoire par service, contenant un script run
  2. Un environnement d’exécution propre et prédictible pour chaque processus
  3. Service de logging (optionnel) qui sera lancé en même temps que le processus, et en couvrira toute la durée de vie (redémarrages compris!)
  4. Très peu encombrant, efficace… et peut complètement remplacer le système d’initialisation de votre linux

Utiliser runit avec le système d’initialisation actuel

Pour nous faciliter la vie, et ne pas avoir à modifier/importer de nombreux scripts de démarrage pour tous les démons et services déjà installés, nous allons utiliser runit « avec » le système d’initialisation actuel.

Installer runit

$ aptitude install runit

ATTENTION: Si vous installez aussi runit-run, il vous faut absolument configurer votre système (How to replace init), et ce, avant de rebooter (sinon votre système ne démarrera pas, et vous serez contraint à utiliser une méthode de récupération, comme celle présentée en tête de ce billet).

Créer un répertoire pour le service gunicorn et son script de lancement

$ mkdir /etc/sv/gu-monprojet
$ vi /etc/sv/gu-monprojet/run

Et voici le contenu du script run

#!/bin/bash
source /path/to/venv/bin/activate # activer le virtualenv
cd /path/to/django/project
exec gunicorn_django -b localhost:8080 --workers=3

Avec la version de gunicorn utilisée pour l’écriture de cet article, il est nécessaire d’être dans le répertoire du projet django (là ou se situe le fichier settings.py) pour lancer gunicorn_django.

Dans une future version (la modification est dans le trunk à l’heure de l’écriture) il suffira d’indiquer le chemin vers le fichier settings.py comme paramètre à la commande gunicorn_django.

Enfin, ne pas oublier de rajouter les droits d’exécution sur le script qu’on vient de créer:

$ chmod a+x /etc/sv/gu-monprojet

Indiquer à runit qu’il doit lancer le script

Pour celà, un simple lien symbolique, et dans les secondes qui suivent le script sera lancé:

$ ln -s /etc/sv/gu-monprojet /etc/service/

Et c’est tout!

Il suffit maintenant d’en profiter en allant sur http://localhost:8080, en configurant apache pour proxiser les requêtes directement dessus (cf le billet gunicorn: un server wsgi ultra simple à utiliser et configurer), ou encore en utilisant la commande sv pour gérer le service gunicorn:

$ sv status gu-monprojet
$ sv check gu-monprojet
$ sv up gu-monprojet
$ sv down gu-monprojet
$ sv restart gu-monprojet
$ sv hup gu-monprojet
...

gunicorn: un server wsgi ultra simple à utiliser et configurer

09/02/2010 admin Comments off

Deux billets le même jour, c’est fête!

Voici une recette simple pour installer, configurer et utiliser gunicorn avec apache et django.

Installer gunicorn

Pour installer gunicorn dans son environnement virtuel:

$ pip install -E /path/to/venv install gunicorn

Configurer Apache en proxy

Apache servira les fichiers statiques, et « proxisera » toutes les autres requêtes directement à gunicorn qui sera lancé en local sur le port 8080:

<VirtualHost *:80>
ServerName example.com
ServerAlias www.example.com

DocumentRoot /path/to/django/project

<Proxy *>
    Order deny,allow
    Allow from all
</Proxy>

# laisser apache servir les fichiers statiques
ProxyPass /robots.txt !
ProxyPass /favicon.ico !
ProxyPass /static/ !

# proxiser toutes les autres requêtes vers gunicorn
ProxyPass / http://localhost:8080/

# robots.txt et favicon.ico sont dans /path/to/django/project/static/
Alias /robots.txt /path/to/django/project/static/robots.txt
Alias /favicon.ico /path/to/django/project/static/favicon.ico

<Directory /path/to/django/project>
    Order deny,allow
    Allow from all
    Options -Indexes
</Directory>
</VirtualHost>

Pour que le tout fonctionne correctement, il faut activer les modules mod_proxy et mod_proxy_html (et en option mod_cache):

$ a2enmod proxy proxy_http cache

Puis de redémarrer le server Apache:

$ /etc/init.d/apache2 restart

Lancer gunicorn

Il suffit de se placer dans le répertoire du projet django (avec le virtualenv activé), puis de taper:

$ gunicorn_django -b localhost:8080 --workers=2

Un ordre d’idée pour le calcul des workers: un de plus que le nombre de CPUs de la machine.

Conclusion

On peut alors se créer un script (a placer dans /etc/init.d) et l’activer pour qu’il se lance automatiquement au démarrage avec la commande update-rc.d (sous Debian), ou utiliser runit (jamais testé, peut-être un futur billet?).

Encore mieux, remplacer Apache par Nginx! (jamais testé non plus, et sûrement un futur billet ;) ).

On peut difficilement faire plus simple!